27 mai 2009
ANIMATIONS DE L'ASSOCIATION POUR LES 2 PROCHAINS MOIS
Terriennes, terriens,
Voici l'organisation des animations de
l'association pour les 2 prochains mois :
- Animation cuisine plus
végétale les samedis 6 et 20 juin ainsi que le samedi 4 juillet ( le midi ou le
soir encore à préciser)
- Atelier de fabrication de four solaire le samedi 20
juin
- Atelier de fabrication de séchoir solaire le samedi 18 juillet
-
Atelier d'herborisation des plantes sauvages comestibles pour la rentrée de
septembre
Bien sûr, l'installation des toilettes sèches est toujours à la
demande et il est possible de rajouter une date pour une animation cuisine si
suffisamment de personnes sont demandeuses.
Les réservations se font par
téléphone au 06 68 44 50 60 ou par mail sur cette même adresse ( le blog sera
mis à jour la semaine prochaine).
Après la fête du soleil les 15-16 et 17 mai à Aubagne, nous serons au "rendez-vous jardins" le dimanche 7
juin à Marseille.
Rapportalaterre a déjà participé à ces manifestation l'année
dernière pour présenter le four solaire, le lombricompostage, les toilettes
sèches etc et faire connaître l'association.
Toute aide est vraiment la
bienvenue pour la tenue du stand car beaucoup de monde est attendu.
Je
vous informe également que l'association est en recherche de citoyens habitant
dans un appartement avec balcon pour pouvoir y installer et tester le premier
potager vertical spécial balcon (si si, c'est possible !) et/ou la première
phytoépuration d'appartement de France (d'Europe? voire même du monde !) et/ou
le premier modèle réduit de toilettes sèches d'appartement à compostage direct.
Ces 3 systèmes sont théoriquement au point, il ne reste plus qu'à trouver des
volontaires pour les tester... L'idée étant de montrer qu'à la ville comme à la
campagne, sans plus de contraintes, sans engager de travaux et à moindre frais,
il est possible d'avoir un logement respectueux de l'environnement.
Merci de
faire circuler le message.
A très bientôt,
Joël
21 mars 2009
Nouvelles perspectives après l'Assemblée Générale (II)
Terriennes, terriens,
Que se
passe-t-il ?
Pourquoi les personnes qui sont prêtes psychologiquement à changer pour vivre plus en harmonie avec la Terre ne le font-elles pas sans perdre de temps ?
Que manque-t-il ?
Voici les interrogations que je me suis posées avant la fondation de l’association.
La réponse est bien sûr que si beaucoup de structures, associatives ou autres, sont là pour sensibiliser le grand public à un plus grand respect de la Nature, ou encore pour faire pression sur les pouvoirs publics et entreprises avec des pétitions et manifestations, aucune ou presque ne s’occupe de trouver ceux qui sont prêts à changer, de leur montrer l’une des nombreuses bonnes façons de faire et de les aider concrètement.
Par conséquent, ces personnes se retrouvent toutes seules dans leur démarche et ne changent pas ou très lentement.
Il fallait créer une structure d’aide à la personne dans le domaine environnemental et déterminer quelles allaient être les domaines d’aide prioritaires. Et après quelques recherches, il s’est avéré que le plus destructeur au niveau individuel pour l’environnement était notre habitude toute récente (une cinquantaine d’années) de manger trop de produits animaux, et l’utilisation…des toilettes à chasse d’eau avec les systèmes d’épuration « modernes » (par rapport à toutes les corollaires du non bouclage du cycle de la matière).
Quelques formalités administratives et une publications aux J.O plus tard, Rapport à la Terre était née !
Les mois qui suivirent furent limpides : vous voulez manger moins de produits animaux mais ne savez comment faire ? Rapport à la Terre vous aide grâce à des ateliers de cuisine et des conseils diététiques précis.
Vous voulez des toilettes sèches ? Rapport à la Terre les fabrique pour vous, vous aide à installer un vrai composteur qui fonctionne (rien à voir avec ces bacs en plastique distribués un peu partout…) et vous livre la sciure à domicile.
Six ateliers de cuisine avec entre 10 et 15 participants eurent lieu et une quinzaine de toilettes sèches furent installées.
Jusque là tout allait bien. Les choses se compliquèrent un petit peu avec l’idée de diversifier les activités. Progressivement, l’envie de mettre en place des ateliers collectifs de fabrication de fours solaires, de composteurs d’appartements, d’abris pour la faune locale, de potagers verticaux pour balcons et des campagnes de plantations d’arbres à fruits et arbustes à baies locaux vit le jour.
Sauf que…Les matériaux récupérés
s’accumulaient sans vrai local pour les stocker et l’absence de
vrai atelier et de logistique commençait à rendre tout cela bien
fatiguant et inconfortable au quotidien. Sans compter toutes les
tenues de stands lors des manifestations diverses auxquelles
l’association a participé…
Bref, il était temps pour moi de
respirer un peu.
L’idée de créer un lieu fixe pour proposer tous ces ateliers semblait indispensable et tout naturellement, l’opportunité de le faire se présenta.
La suite vous la connaissez ainsi que
les dernières nouvelles (voir compte-rendu de la réunion du
dimanche 15 mars).
Tout cet historique pour vous montrer
combien le passage sur ce terrain était indispensable et a fait
partie du processus de maturation de l’association.
Il est important de bien comprendre que nous ne sommes pas expulsés du terrain mais au contraire confirmés dans la possibilité de continuer.
Simplement, puisque l’attitude des
propriétaires n’est plus rassurante (cf CR ) et rompt
tacitement l’accord oral « donnant-donnant » passé il
y a presque un an ; puisque d’un coup ils décident sans nous
consulter de faire telle et telle chose sur le terrain compromettant
partiellement une partie du projet (le verger et le potager) sans
n’avoir rien dit jusqu’à présent, tout en sachant dans le
détail nos intentions depuis le début (ce qui s’apparente à un
manque de respect et de considération), eh bien c’est nous qui
décidons en conscience de nous retirer de ce lieu.
Après tout,
personne n’aura rien perdu et tout le monde a pu apprendre,
découvrir, se rencontrer, échanger, partager et créer des liens
autour de belles journées qui se sont suffises à elles-mêmes.
Avec
un peu de mise en perspective, ces évènements sont une chance et un
bienfait considérables car il est évident maintenant que cette
forme fixe d’écocentre n’était pas la bonne à donner au
« principe » Rapport à la Terre.
L’association avait en quelque sorte enfilé un vêtement trop étroit qui devenait bien trop contraignant…
Si l’on veut apporter du changement dans la vie de ceux qui le souhaitent, c’est bien sûr à l’association de se déplacer pour aller à leur rencontre.
Autrement dit, le fond n’est pas du
tout remis en cause, seule la forme évolue.
Retour à
l’itinérance des débuts en beaucoup plus organisé et entourés
d’une belle communauté regroupée autour des mêmes valeurs.
La boucle est bouclée et Rapport à la
Terre reprend du service !!
Concrètement, voici tout ce
qui va se passer dans les prochains mois par ordre à peu près
chronologique :
- Déménagement des matériaux
récupérés dans un box ou un garage de location (pour un support
logistique aux animations itinérantes)
- Reprise des ateliers de
cuisine (Les membres de l’association Phil ont déjà passés
commande)
- Edition d’une nouvelle plaquette de présentation de
l’association
- Assemblée générale plénière fin avril/début
mars
- Continuation de la mise en place d’un rucher expérimental
à la Cadière d’Azur et stages d’initiation à l’apiculture
écologique.
- Construction de la yourte d’accueil et
d’animations
- Participation à la fête du soleil 09 en tant
qu’exposant
- Acquisition d’un camion et aménagement de
l’atelier mobile
- Acquisition d’une petite caravane et
aménagement de la caca-ravane mobile (qui sera rattachée au camion
atelier)
A noter également que différents types de
lombricomposteurs expérimentaux sont encore en phase de test chez
moi et que l’élevage de vers de terres va bon train. Les
animations de fabrication de ces composteurs d’appartement pourront
donc être proposées dès que la quantité de vers pouvant être
donnée sera suffisante. Les animations de favorisation et de
maintien de la biodiversité locale pourront aussi être lancées dès
que le local de stockage sera trouvé.
La priorité des
priorités est de trouver ce garage afin de pouvoir déménager
rapidement les matériaux récupérés. N’hésitez pas à me
contacter si vous connaissez une personne proposant ce type de
location (même si ce n’est pas en ville, dans une grange par
exemple).
Avec toute ma joie pour cette belle évolution sur
mesure,
Joël,
Président de l’association
17 mars 2009
Nouvelles perspectives après l'Assemblée Générale (I)
Compte-rendu
de l’assemblée générale du dimanche 15 mars 2009
- Une vingtaine de personnes sont présentes...Après la traditionnelle dégustation de la kombucha et de la potion magique de l’association, Joël présente la situation qui a brusquement changé vendredi dernier :
la visite du
couple propriétaires-voisins qui lui ont fait part de
leur projet soudain d’abattre tous les grands pins, de planter une
cinquantaine d’oliviers à la place du futur potager et verger en
permaculture, de faire un second chemin pour leur maison également
au niveau du potager, de rabattre la très belle haie de cyprès, le
propriétaire concluant mots pour mots: - «De toutes
façons, je suis chez moi, je fais ce que je veux, ça ne change rien
pour vous, pour la yourte, l’atelier etc. »
-
Désarroi de Joël, partagé à l’unanimité. Chacun exprime
son point de vue lors d'un tour de
« table » avec bâton de parole :
Tout le monde
s’accorde pour dire qu’au contraire cela change tout, que ce
n’est pas vraiment dans l’état d’esprit de l’association et
que l’accord oral donnant-donnant (rénovation et entretien du lieu
contre réalisation du projet) est rompu.
- Unanimité pour la
décision de ne pas continuer avec ce type de propriétaire !
-
Joël expose ensuite son point de vue et son ressenti très positif
sur ces évènements; il propose une solution nomade :
Faire directement chez des adhérents volontaires des composteurs collectifs expérimentaux pour la toilette sèche en ville et des potagers en permaculture.
Avoir un garage de stockage en ville pour les matériaux de récupération.
Créer un camion-atelier (ou une caravane?) équipé de tous les outils nécessaires pour aller à la rencontre des gens et les aider à fabriquer tout ce que l’association propose.
Fabriquer la yourte d’accueil et d’animation et la déplacer au besoin chez l’un ou chez l’autre.
- Tout le monde
s’accorde pour reconnaître que cette solution nomade est bien la
plus appropriée dans l’idée d’apporter du changement.
-
Demande de nombreux adhérents pour la structuration de l’association
(élection d’un conseil d’administration, d’un bureau,
répertorier les savoirs faire de chacun, faire de petits groupe par
proximité).
- Joël souhaite que l’association ne se
bureaucratise qu’un minimum et rappelle les objectifs premiers de
Rapport à la Terre : faciliter
concrètement le changement dans la vie de ceux qui sont prêts à
changer. La sensibilisation n’étant
pas le but principal mais se faisant de fait lors de tenues de stands
pour faire connaître l’association...
- Partage des très bons
gâteaux apportés par tout un chacun.
- Réadhésions...
-
Clôture de la réunion à la guitare et en chansons !
- « Le
seul endroit où l’on s’arrête vraiment, c’est dans la
tombe », Manuel.
- « S’ils
nous avaient fait ça plus tard, ça aurait été la mort de
l’association, alors que maintenant, on devient indestructible »
Alain.
10 mars 2009
Assemblée générale
Assemblée générale de l'association
Ce dimanche 15 mars à 15h
Au programme :
- Bilan financier de l'association
- Bilan d'activités et bilan moral
- Invitation à renouveller son adhésion pour 2009
- Premier bilan de l'installation de l'écocentre
- Mise en place du planning pour les prochains chantiers participatifs
- Réflexion collective autour de la conception de la yourte
- Réflexion collective autour de la conception de l'atelier
- L'administratif de l'écocentre : Autorisation pour la yourte, bail de location...
- Organiser le covoiturage pour les RDV à venir
- Quelle communication pour l'écocentre?Vous pouvez venir plus tôt, à partir de 10h, pour assister au début de la cuisson des ruches dans un four ancestral et pour fabriquer, avec les autres personnes présentes, quelques nichoirs ou autre, planter quelques arbres etc.
( édit 14/03/09 : programme de la matinée annulé )
C'est une réunion très importante, n'hésitez pas à y inviter d'autres personnes. L'organisation du goûter est libre (chacun amène ce qu'il veut) ainsi que le covoiturage. Nhésitez pas à appeler pour savoir s'il y a des personnes sur votre trajet qui pourraient vous accompagner.
05 mars 2009
atelier ruches en plâtre
Suite de l'atelier du 4 mars 2009...
Sur la base du prototype présenté par Alain ( voir aussi ici ) , un 2eme groupe s'est appliqué à fabriquer un moulage de plâtre. Le but est d'obtenir ce type de ruche :
- Socle de la ruche, vu de dessus, en bambou (ce qui permet aux parasites de
tomber)
et vu de face où l'on voit les entrées pour les
abeilles :
- Le moulage de plâtre, avec une
fenêtre en plexiglass à l'avant et deux poignées de transport en cordes
d'alpinistes et bambou:
- Matériel:
Contre plaqué marine,
plâtre,
roseaux et/ou copeaux,
polystyrène et adhésif pour la
fenêtre,
poubelle (80 litres)
seau (40 litres)
4 tubes metalliques pour les réservations
poignées,
2 éléments métalliques ( plats et coudés à 90° )
- Fabrication "pas à pas " :
là on voit le montage recherché du moule. Un socle
en contre-plaqué, un élément circulaire de la même matière qui permettra de
maintenir le même espace à la base du moule et des cales fixées sur cette plaque
pour bloquer les éléments intérieurs et extérieurs du moule.
: fixations en fils de fer pour maintenir la partie
extérieure.
- élément en bois à dévisser lors du démoulage de la paroi
intérieure :
idem pour la partie extérieure + repère pour l'emplacement de la fenêtre :
- détail de l'élément métallique qui sera positionné en haut du moule :
- Roseaux et copeaux de bois à mélanger dans le plâtre qui auront la double fonction d'alléger et d'isoler le moulage de plâtre.
- Graissage du fond du moule :
- Remplissage au plâtre :
- Tubes métalliques pour les trous qui serviront à attacher les poignées. :
- Plâtre mélangé aux roseaux et aux
copeaux de bois :
- Positionnement des 4
tubes métalliques :
- Remplissage du moule :
: démoulage après durcissement du plâtre.
- Elément démoulé (les imperfections au moment du démoulage indiquent un plâtre pas
assez liquide au moment de la préparation) :
- Détail du fond du moule :
- Démoulage de la fenêtre:
- Détail du moule de la
fenêtre :
- Résultat du moulage de plâtre sur le modèle de départ !!! ( le moule de la fenêtre a bougé pendant le remplissage... donc faire attention pour le prochain !)
A suivre !!!
04 mars 2009
atelier ruches en terre
Dans le cadre de la mise en place d'un rucher alternatif sur le terrain de l'association, la journée du dimanche 22 février était consacrée à l'auto-construction des ruches.
Sous la direction bienveillante d'un couple passionné d'apiculture, Marie-Hélène et Alain Caullireau, nous étions une vingtaine de participants à mettre gaiement les mains dans la terre et à fabriquer ces ruches d'un modèle original, réalisées à partir d'un minimum ( voire aucun avec les ruches en terre ) composant acheté...
Autour de la potion magique de l'association ( une délicieuse décoction de cynorhodons et de pelures d'orange dont nous risquons de reparler souvent ), Alain nous a offert un exposé sur le monde fabuleux des abeilles, dont voici les principales informations à retenir :
Petit historique :
L’abeille est depuis longtemps présente sur terre car on en trouve fossilisées depuis des millions d’années dans l’ambre. Leur corps est identique à celui d’aujourd’hui.
L’homme, après avoir, comme l’ours, prélevé le miel directement à l’intérieur des arbres, a très tôt installé des ruches rudimentaires dans la campagne.
Ces ruches étaient des cylindres horizontaux en Afrique ou des paniers en paille, troncs évidés, ou écorce de liège dans le sud de la France.
Plus récemment pour intervenir dans le fonctionnement de la ruche, on a fabriqué des ruches carrées à cadres mobiles en bois. Cette exploitation a nettement permis une plus grande production de miel.
C’est à partir de ce changement d’exploitation que sont apparues les maladies des abeilles, virus, champignons et acariens et avec cela les traitements : nourrissage au sucre, antibiotiques, insecticides très puissants que l’on peut retrouver dans la cire ou le miel …
L’essaim dans la ruche : 8000 à 17 000 abeilles peuplent la ruche jusqu’à 80000 en grosse miellée.
On distingue trois catégories d’abeilles :
-une reine qui régit toutes les abeilles grâce à ses phéromones, elle pond entre 1000et 2000 œufs par jour fécondée une fois dans sa vie pour 5 ou 7 ans
-les mâles reproducteurs ne piquent pas et sont nourris par les abeilles
-les ouvrières qui butinent les fleurs , nettoient et défendent la ruche.
Les abeilles récoltent :
-le nectar pour fabriquer le miel
-le pollen pour nourrir leurs larves
-la propolis pour enduire toute la ruche (antibiotique)
Le rucher alternatif de Rapport à la Terre :
Lors de la période d'essaimage, au printemps, les essaims seront "cueillis" dans la nature ( contacts auprès d'apiculteurs, appels de particuliers, etc). Il s'agira de ruches rondes adaptées à la forme de l’essaim, empilées sur trois niveaux et plus, pour que chaque année on élimine pour consommation un étage de cire et de miel sans intervenir dans la ruche.
Ces ruches seront en matériaux naturels : bois, argile, bambous paille...
Un suivi d’expérimentation sera établi sur un registre ruche par ruche
Des corrections sanitaires seront testées à partir de produits naturels, thym, eucalyptus etc. et oligo éléments..
Iso thérapies à partie du varroa (acarien de l’abeille).
un aperçu du prototype d'Alain en plâtre ( au dessus il faut imaginer un ou plusieurs étages similaires et tout en haut un toit en bambous ou roseaux.)
- détail du fond en roseaux :
Nous décidâmes ensuite de nous séparer en 2 ateliers : un consacré à la fabrication des ruches en terre, et l'autre au moulage de ruches en plâtre.
Les ruches en terre sont faites selon la technique du "colombin " puis, après façonnage, elles seront mises à sécher jusqu'à la cuisson, qui se fera sur place, dans un four creusé dans le terrain ( à suivre, n'oublions pas qu'on est dans l'expérimental !). Celles en plâtre, moulées, feront l'objet d'un compte-rendu à part.
Réalisation des ruches en terre :
La terre, récoltée dans une ancienne carrière argileuse des environs, a été stockée dans des sacs. 1ere étape : le tamisage.
Une voile de récup' (il n'en manque pas !) étendue sur le terrain et hop on vide les sacs et on tamise :
La terre est ensuite mouillée et mélangée par des bras musclés pour constituer notre matériau principal : comme en pâtisserie, on verse un peu de terre tamisée sur le "plan de travail" et, après avoir malaxé encore la terre jusqu'à obtenir une consistance homogène et ne collant pas trop aux doigts, autour d'un moule ( un bidon de 25 litres en l'occurrence) une équipe va façonner des colombins ( sortes de boudins assez longs et d'environ 4 cm d'épaisseur ) qui sont plaqués contre le moule* et bien soudés les uns aux autres... Comme en poterie, on fait quelques entailles sur le dessus pour que les colombins soient mieux collés entre eux.
ça monte vite... On stoppe à environ 25 cm de hauteur de colombins et ensuite c'est l'opération lissage, combler les trous et on façonne 2 colombins pour les anses, à fixer des 2 côtés de la structure, en ménageant un creux pour pouvoir bien les attraper par la suite.
* justement en expérimentateurs un peu trop zélés que nous sommes, nous avions omis de placer un carton entre le moule et les colombins, d'où un démoulage très risqué 2 heures plus tard... Heureusement tout s'est bien passé, mais la leçon est retenue pour les prochaines !
Il n'y a plus qu'à lisser l'intérieur aussi et rafistoler avec un peu de terre par endroits, et de décorer au final...
2 autres ruches sont ensuite réalisées dans la foulée, en prenant soin d'entourer le moule d'un carton et en faisant des colombins un peu plus épais (la 1ere étant apparue assez maigrelette au démoulage).
Compte tenu de la taille de la structure et du fait que l'ensemble risque de se déformer au séchage, chaque pièce devra impérativement être entourée de carton + d'une bande de plastique de récup', le tout bien ficelé !
Une semaine plus tard...
Les pièces ont donc été mises à sécher dans un garage. Rien n'a cassé ! à part une fente à un endroit pour une des 3, les 2 autres ont l'air de bien sécher.
à suivre !!
![]()
Calendrier chantiers mars
Calendrier des chantiers
participatifs pédagogiques pour mars
édit : programme annulé : voir compte -rendu de l'AG du 15/03/09
Dimanche 15 Mars
Assemblée générale à 15h
Sur le terrainSamedi 21 mars
Fabrication d'abris pour animaux
(nichoirs oiseaux, abris pour chauves-souris, abris divers pour insectes polinisateurs...)
Dimanche 22 mars
Installation de l'atelier
Samedi 28 mars
Fabrication d'abris pour animaux
Dimanche 29
Installation de l'atelier
Pour vous inscrire, inscrivez-vous sur le site doodle en précisant vos coordonnées en commentaire et toutes les informations nécessaires pour organiser le covoiturage.
http://www.doodle.com/participation.html?pollId=mmzpf7zhnhpxn28b
Vous pouvez aussi téléphoner au 06 68 44 50 60
ou envoyer un mail : rapportalaterre@yahoo.fr
03 mars 2009
Remise en état de l'oliveraie
Compte rendu du chantier taille des
oliviers du dimanche 1er mars...
Il faut convenir que l'oliveraie était passablement envahie et tout juste accessible !
Certains
arbres gardaient encore, sous forme de gros tronc mort, les traces du fameux gel de 1956 qui avait
décimé la quasi totalité des oliviers en Provence, mais pas pour
autant tué les arbres, qui étaient pour la plupart « repartis »
l'année suivante ( sauf ceux qui avaient été promptement arrachés
et remplacés par d'autres plants, certains propriétaires ne croyant
pas, à tort, à l'extraordinaire vitalité de cet arbre ).
Après un exposé rapide et concis de l'ami Francis sur les oliviers en général ( répartition géographique, habitat, variétés – il y a en une bonne centaine !! - autour d'un verre de la potion magique de l'association, nous avons rassemblé les outils ( = de bons sécateurs, cisailles, scies, et une petite tronçonneuse... ) il est vrai que les outils de l'association récupérés chez Emmaüs faisaient pâle figure à côté de ceux bien huilés de Francis :
1ere leçon : toujours bien prendre soin des outils et les poser tous au même endroit !
Grande leçon d'humilité ensuite devant l'olivier tel qu'il se présente à nous : par où commencer ? Que couper ? C'est un peu comme si l'on se mettait à la place de cet arbre qui étouffe et qu'il s'agit néanmoins de domestiquer dans le but de nous produire des olives, tout en respectant sa ligne et sa « personnalité »...
D'abord, le bas : commencer par enlever ce qui gêne au pied de l'arbre.
On y voit déjà plus clair pour monter d'un cran !!
Toujours couper le sécateur bien contre l'endroit à couper, de façon à faire des coupes franches et nettes, et pour les plus grosses branches, veiller à garder le « bourrelet de cicatrisation » de l'arbre ( sorte de renflement à la base de chaque branche).
Ne
pas hésiter à creuser et à y aller à la hache après pour supprimer une
pousse de trop...
Une fois que le bas est bien dégagé, que l'on a déterminé quelle(s) branche(s) maîtresse(s) on allait garder et qu'on a sacrifié les autres, on peut alors s'occuper de considérer la hauteur désirée :
- Là encore, pas de précipitation, en s'éloignant de l'arbre, en respectant sa ligne et plus pragmatiquement en se mettant à la place des futurs ramasseurs d'olives, on en vient à estimer ce qui doit être coupé.
L'escarasson, typique échelle à fruits provençale, est bien utile pour s'y jucher et sacrifier les branches inutiles !
Après
la pause repas,
retour au chantier ! On peaufine le travail commencé, on nettoie autour, et on panse avec amour les blessures à l'aide d'un badigeon naturel à base de résine.
Certains ont l'air désormais bien dépouillés, mais l'olivier ayant une
vitalité extraordinaire, Francis ne se fait pas de soucis pour eux.
Il suffira de revenir dans quelques mois pour s'en rendre compte.
Les pins envahissants ne sont vraiment pas un très bon voisinage : notre président n'hésite pas à grimper aux arbres pour les couper !!
Satisfaction du travail accompli, une oreille attentive pourrait même entendre le remerciement des arbres prêts pour une future production...
On imagine aisément que les oliviers doivent se sentir mieux en considérant l'impressionnant tas de branches coupées !
16 février 2009
Site internet de Vincent Rioux, producteur de spiruline aubagnaise :
10 février 2009
Voile sur char à boeufs
Voile sur char à boeufs
Vidéo envoyée par rapportalaterre




















































