16 octobre 2007
Réponses au test proposé à la Font de Mai
…Tout comprendre…
Question n°1 :
Pour la plupart des écosystèmes marins, la situation peut être qualifiée de préoccupante.
Beaucoup de ces écosystèmes sont au bord de l’effondrement. Un article récent publié
dans la Prestigieuse revue Science par d’éminents océanographes dévoile que si rien ne
change rapidement, d’ici à l’année 2050, il n’y aura plus aucune espèce de poisson
comestible dans les océans du monde entier.
Question n°2 :
Faux Les poissons d’élevage sont nourris à partir de granules de poisson sauvage. Il faut,
par exemple, pêcher 5 tonnes de poisson sauvage pour avoir 1 tonne de saumon
d’élevage, et 20 tonnes pour avoir 1 tonne de thon d’élevage. Nous vidons donc les
océans respectivement 5 fois et 20 fois plus vite en mangeant du saumon et du thon
d’élevage.
Q Question n°3
• Espèces exploitées à leur maximum par rapport à la ressource : Eglefin, bar
• Espèces surexploitées : Merlu européen, carrelet, sole, raie (certaines espèces),
thon (certaines espèces), baudroie, lotte
• Espèces en voie d’extinction : Flétan de l’atlantique, cabillaud (ou morue),
Saumon de l’atlantique (quasiment disparu), empereur (espèce des grands fond),
raie (certaines espèces), thon germon, thon rouge (quasiment disparu),
thon rouge du sud
Q Question n°4 :
Faux. Les techniques de pêches actuelles sont non sélectives (on remonte tout ce qui
nage dans la zone pêchée et on rejette mort par-dessus bord tout ce qui n’est pas l’objet
de la pêche du moment), destructrices, et ne visent que le très court terme.
Par exemple, lors d’un chalutage, Un filet de 500 mètres de large traîné pendant 1 heure
à la vitesse d’1m/sec détruit une surface correspondant à 180 terrains de football.
Question n°5
C’est à vous de choisir… Sachant que les mesures prises par les autorités sont dérisoires
et non appliquées sur le terrain.
Question n°6:
Vrai
• 75% des terres cultivées dans le monde le sont pour produire la nourriture pour notre
bétail. Il faut donc produire (par pétrochimie) et utiliser beaucoup d’engrais chimiques
(responsables des émissions d’oxydes d’azotes, 200 fois plus « réchauffant » que le CO2).
• Les gigantesques élevages d’animaux dans les pays occidentaux produisent des
quantités énormes de méthane (20 fois plus "réchauffant" que le CO2)
• Beaucoup de forêts sont rasées pour produire toute cette viande et ces produits
animaux. Or, les forêts absorbent le CO2 (gaz à effet de serre) et tempèrent le
réchauffement climatique.
Question n°7 : Vrai
Question n°8 : Vrai
Question n°9 : Des deux tiers
Question n° 10:
Aujourd’hui, on détruit la forêt amazonienne principalement pour planter des monocultures
de soja OGM pour nourrir 80% de nos élevages européens (bovins, ovins, caprins, porcins,
volailles)
Question n°11 :
Vrai Pollution des nappes phréatiques, cours d’eau, côtes maritimes, lacs, étangs par les
nitrates et phosphates.
Pollution par les produits chimiques en tout genre (antibiotiques, vaccins, hormones,
vaccins, pesticides…) indispensables dans les élevages industrialisés et pour la
production de nourriture destinée aux animaux.
Question n°12 :
Faux. L’agriculture conventionnelle (chimique) n’est pas compétitive. Parce que c’est une
agriculture ultra-subventionnée, les agriculteurs peuvent vendre en dessous du prix de
revient et les prix dans les magasins peuvent être tirés vers le bas. De plus, le principe
pollueur-payeur n’étant pas appliqué, tous les frais de dépollution et les coûts en termes
de santé publique (utilisation de produits chimiques dangereux) ne sont pas reportés sur
cette agriculture, mais pris en charge pas la collectivité.
Si tous ces surcoûts étaient réellement pris en compte et si l’agriculture bio était autant
subventionnée que l’agriculture chimique, la Bio serait moins chère à la production et à
l’achat.
Question n°13 :
Faux. Car il s’agit de consommer différemment. Par exemple, si l’on accepte de manger un
peu moins de produits animaux, qui sont très chers, on économise alors beaucoup
d’argent que l’on peut réinvestir dans du propre, du bio. Garder le même mode de
(sur)consommation mais en achetant bio n’est pas non plus viable pour la planète que
nous habitons.
Question n°14 :
Vrai. Manger des céréales et des légumineuses (légumes secs) apporte tous les
acides aminés essentiels en quantité suffisante (les acides aminés sont les constituants
des protéines, ils sont essentiels quand notre organisme n’est pas capable de les
fabriquer, ils doivent donc être présents dans l’aimentation). L’acide aminé essentiel qui
n’est pas présent en quantité suffisante dans les céréales l’est dans les légumineuses,
et inversement.
De plus, cet équilibre a toujours constitué la base culinaire de toutes les civilisations :
maïs+haricot rouge en Amérique du sud ; blé(ou orge ou avoine)+lentilles (ou pois chiches
ou pois cassés) en Europe du nord ; blé dur (ou sorgho)+pois chiches en Afrique et
Afrique du nord ; riz+lentilles en Inde, Riz+soja en Asie…
Question n°15 :
Faux . Trop consommer de produits animaux surcharge et encrasse l’organisme.
Quasiment toutes les maladies de civilisation (diabète, maladies cardiovasculaires,
dégénérescences de type alzheimer et parkinson, arthroses…) seraient en partie dues
à une surconsommation de produits animaux. De plus, tous les peuples qui
traditionnellement mangent peu voire très peu de produits de produits animaux (et qui
mangent à leur faim et équilibré, bien sûr) sont ceux dont l’espérance de vie et la
qualité de vie sont les meilleures au monde.
Question n°16 : Vrai
Question n°17 :
Vrai. Tous les acides gras essentiels (oméga 3, oméga 6) dont nous avons besoin sont
présents en quantité suffisante dans les huiles végétales (crues première pression à froid)
Ces huiles sont très variées : olive, noix, sésame, carthame, onagre, colza, bourrache,
tournesol, pépin de raisin, germe de blé, chanvre... Elles présentent toutes un goût
différent et sont moins chères à l’achat que du poisson même en qualité biologique.
Question n°18 :
Faux. Les poissons gras (maquereau, saumon…) et les tous les poissons carnivores sont
particulièrement contaminés. En effet, les toxiques sont stockés dans la masse graisseuse
(poissons gras) et s’accumulent le long de la chaîne alimentaire pour atteindre des taux
très élevés dans les prédateurs (daurade, thon, marlin, espadon, requin). Aux Etats-Unis,
la recommandation officielle est de supprimer totalement ces derniers pour les femmes
enceintes, les femmes allaitantes et les enfants de moins de 15 ans. Quand au Canada,
pour ces mêmes populations, la recommandation est de ne pas en consommer plus de 2
fois par mois.
Question n°19 :
Vrai. Un excès de protéines animales entraîne une acidification de l’organisme. Le corps
tente de neutraliser cette acidification en apportant du calcium (basique) dans le sang.
Les seules réserves de calcium que l’organisme possède étant les os, cela entraîne une
décalcification osseuse progressive. C’est pour cette raison que les pays où l’on mange le
plus de produits animaux (et de lait de vache…) sont ceux où le taux d’ostéoporose et de
fractures par tranches d’âges est le plus élevé.
De plus, trop de protéines animales augmente les pertes de calcium au niveau rénal.
Question n°20 :
Vrai. Les amandes, tout comme le sésame, les noisettes…sont d’excellents source de
calcium hautement assimilable. Vous pouvez par exemple étaler de la purée d’amande le
matin sur les tartines à la place du beurre. C’est vraiment délicieux !
Question n°21 :
Vrai. Il y a tellement de choses à découvrir…L’antique association céréales-légumineuses
(Les céréales : sarazin, blé, quinoa, riz, kamut, épeautre, seigle, orge, avoine, maïs, millet
; Les légumineuses : lentilles verte, blondes, oranges, lentillons, pois chiche, pois cassés,
haricots rouge, blanc, noir, azuki, fève, soja…). Les aliments lacto-fermentés à faire
soi-même (idli, dosas, yaourts d’amandes, de noix, de noisette…), les graines germées,
le tofu (caillé de lait de soja) le seitan, le tempeh, le youba…et tellement d’autre
r spécialités de toutes les cultures du monde.
Manger moins de produits animaux ne peut être que source de richesses...