05 mars 2009
atelier ruches en plâtre
Suite de l'atelier du 4 mars 2009...
Sur la base du prototype présenté par Alain ( voir aussi ici ) , un 2eme groupe s'est appliqué à fabriquer un moulage de plâtre. Le but est d'obtenir ce type de ruche :
- Socle de la ruche, vu de dessus, en bambou (ce qui permet aux parasites de
tomber)
et vu de face où l'on voit les entrées pour les
abeilles :
- Le moulage de plâtre, avec une
fenêtre en plexiglass à l'avant et deux poignées de transport en cordes
d'alpinistes et bambou:
- Matériel:
Contre plaqué marine,
plâtre,
roseaux et/ou copeaux,
polystyrène et adhésif pour la
fenêtre,
poubelle (80 litres)
seau (40 litres)
4 tubes metalliques pour les réservations
poignées,
2 éléments métalliques ( plats et coudés à 90° )
- Fabrication "pas à pas " :
là on voit le montage recherché du moule. Un socle
en contre-plaqué, un élément circulaire de la même matière qui permettra de
maintenir le même espace à la base du moule et des cales fixées sur cette plaque
pour bloquer les éléments intérieurs et extérieurs du moule.
: fixations en fils de fer pour maintenir la partie
extérieure.
- élément en bois à dévisser lors du démoulage de la paroi
intérieure :
idem pour la partie extérieure + repère pour l'emplacement de la fenêtre :
- détail de l'élément métallique qui sera positionné en haut du moule :
- Roseaux et copeaux de bois à mélanger dans le plâtre qui auront la double fonction d'alléger et d'isoler le moulage de plâtre.
- Graissage du fond du moule :
- Remplissage au plâtre :
- Tubes métalliques pour les trous qui serviront à attacher les poignées. :
- Plâtre mélangé aux roseaux et aux
copeaux de bois :
- Positionnement des 4
tubes métalliques :
- Remplissage du moule :
: démoulage après durcissement du plâtre.
- Elément démoulé (les imperfections au moment du démoulage indiquent un plâtre pas
assez liquide au moment de la préparation) :
- Détail du fond du moule :
- Démoulage de la fenêtre:
- Détail du moule de la
fenêtre :
- Résultat du moulage de plâtre sur le modèle de départ !!! ( le moule de la fenêtre a bougé pendant le remplissage... donc faire attention pour le prochain !)
A suivre !!!
03 mars 2009
Remise en état de l'oliveraie
Compte rendu du chantier taille des
oliviers du dimanche 1er mars...
Il faut convenir que l'oliveraie était passablement envahie et tout juste accessible !
Certains
arbres gardaient encore, sous forme de gros tronc mort, les traces du fameux gel de 1956 qui avait
décimé la quasi totalité des oliviers en Provence, mais pas pour
autant tué les arbres, qui étaient pour la plupart « repartis »
l'année suivante ( sauf ceux qui avaient été promptement arrachés
et remplacés par d'autres plants, certains propriétaires ne croyant
pas, à tort, à l'extraordinaire vitalité de cet arbre ).
Après un exposé rapide et concis de l'ami Francis sur les oliviers en général ( répartition géographique, habitat, variétés – il y a en une bonne centaine !! - autour d'un verre de la potion magique de l'association, nous avons rassemblé les outils ( = de bons sécateurs, cisailles, scies, et une petite tronçonneuse... ) il est vrai que les outils de l'association récupérés chez Emmaüs faisaient pâle figure à côté de ceux bien huilés de Francis :
1ere leçon : toujours bien prendre soin des outils et les poser tous au même endroit !
Grande leçon d'humilité ensuite devant l'olivier tel qu'il se présente à nous : par où commencer ? Que couper ? C'est un peu comme si l'on se mettait à la place de cet arbre qui étouffe et qu'il s'agit néanmoins de domestiquer dans le but de nous produire des olives, tout en respectant sa ligne et sa « personnalité »...
D'abord, le bas : commencer par enlever ce qui gêne au pied de l'arbre.
On y voit déjà plus clair pour monter d'un cran !!
Toujours couper le sécateur bien contre l'endroit à couper, de façon à faire des coupes franches et nettes, et pour les plus grosses branches, veiller à garder le « bourrelet de cicatrisation » de l'arbre ( sorte de renflement à la base de chaque branche).
Ne
pas hésiter à creuser et à y aller à la hache après pour supprimer une
pousse de trop...
Une fois que le bas est bien dégagé, que l'on a déterminé quelle(s) branche(s) maîtresse(s) on allait garder et qu'on a sacrifié les autres, on peut alors s'occuper de considérer la hauteur désirée :
- Là encore, pas de précipitation, en s'éloignant de l'arbre, en respectant sa ligne et plus pragmatiquement en se mettant à la place des futurs ramasseurs d'olives, on en vient à estimer ce qui doit être coupé.
L'escarasson, typique échelle à fruits provençale, est bien utile pour s'y jucher et sacrifier les branches inutiles !
Après
la pause repas,
retour au chantier ! On peaufine le travail commencé, on nettoie autour, et on panse avec amour les blessures à l'aide d'un badigeon naturel à base de résine.
Certains ont l'air désormais bien dépouillés, mais l'olivier ayant une
vitalité extraordinaire, Francis ne se fait pas de soucis pour eux.
Il suffira de revenir dans quelques mois pour s'en rendre compte.
Les pins envahissants ne sont vraiment pas un très bon voisinage : notre président n'hésite pas à grimper aux arbres pour les couper !!
Satisfaction du travail accompli, une oreille attentive pourrait même entendre le remerciement des arbres prêts pour une future production...
On imagine aisément que les oliviers doivent se sentir mieux en considérant l'impressionnant tas de branches coupées !
02 février 2009
CR chantier 4
Compte-rendu chantier 4
Recherche collective pour les murs de yourte
Un chantier pour le moins instructif et plein d'une belle émulation. Pour ceux qui ne savaient pas faire de corde, ce chantier était ID-E-AL. Et puis, l'éventualité de devoir tresser toutes les cordes une à une n'était pas très engageante...
Pour ce quatrième chantier, nous avons donc fabriqué les liens pour nouer les bambous des murs de la yourte (les perches de 3,70m récupérés auparavant, cf rubrique récupération). En effet, chaque croisillon doit être attaché pour réaliser une palissade en treillis "accordéon".
La matière première? De vieux...draps ! Et oui, à Rapport à la Terre, on fait pas n'importe quoi. Seuls les matériaux les plus nobles sont employés pour la mise en place de l'écocentre. Noble, bien sûr, en terme de disponibilité au niveau ultra local, d'accessibilité pour tous et de quasi absence de nuisance pour la planète, bref, en terme de vrais critères d'avenir pour ce 21ème siècle...
Pour fabriquer les cordes, le principe est fort simple : prendre une ou plusieurs bandes de tissus et les torsader ensemble (seul avec un bout fixé, ou à deux en tournant en sens contraire) et très serré (s'arrêter juste avant que la bande ne s'enroule sur elle même comme un ressort). Ensuite, replier par le milieu le tissu torsadé (appelé toron) de manière à joindre les 2 bouts tout en gardant toute la longueur tendue. Puis relâcher doucement les 2 bouts. Les deux demi-longueurs s'emmêlent alors toute seules.
Les débuts furent un peu fastidieux et source d'interrogations car les 2 moitiés ne se vrillaient pas ensemble autant que nécessaire.
Puis, grâce à la mise en commun de nos cerveaux (hum, merci Alain!), une trouvaille digne de la révolution industrielle fut mise au point : torsader les bandes de tissus avec la perceuse ! Et là, quelle efficacité...
Puis arrive la famille Gazeau, toute vélotransportée, avec une autre astuce pour torsader les bandes. Astuce certes moins rapide, mais d'une indépendance énergétique redoutable : torsader les bandes de tissus avec un petit morceau de bois à une extrémité (ou aux 2 !) que l'on fait tourner comme une hélice.
Et voici une bonne partie des liens faits pour les murs de notre yourte. Nous pourrons ainsi en faire de toutes les couleurs...
La seconde partie de la journée fut consacrée à la recherche pour le travail des bambous.
Pour les murs, la démarche de base est la suivante : découpe, nettoyage, perçage, durcissement des trous et des extrémités à la flamme, et nouage (le passage des trous à la flamme permet d'éviter que les bambous se fendent avec le temps et aussi de limiter le frottement des petites fibres du bambous contre les liens qui traversent les trous).
Après les liens, le problème est donc de trouver comment percer les bambous rapidement (c'est que, pour une yourte d'un périmètre, de 31m, il va falloir en percer...), perpendiculairement à l'axe du bambou et toujours aux mêmes endroits. Encore une fois, la réflexion collective a fait son œuvre (hum hum, re-merci Alain) et les bambous ont été cloutés par leur trou de base dans l'intervalle séparant 2 planches d'une palette. Ainsi, toutes les perches sont fixes et il n'y a plus qu'à tracer les repères aux intervalles calculés. Pour percer efficacement au calibre voulu, un premier trou est systématiquement percé au préalable avant avec une mèche fine.
En somme, une journée tout simplement passionnante où les deux problèmes majeurs concernant les murs (comment fabriquer les liens et comment percer les bambous efficacement et de façon reproductible) ont été réglés grâce à la présence de chaque participant.
Bravo à tous pour votre ingéniosité et votre courage face à cette pluie et à tout ce vent...
Rendez-vous le 15 pour faire quelques-uns des murs de la yourte !
Joël
CR chantier 3 réstanques
Compte-rendu chantier 3
Restanques
16 personnes présentes pour ce 3ème chantier restanques ... et toujours autant d 'enthousiasme!
La technique décrite au chantier 2 est maintenant bien au point et la question se pose de savoir comment nous allons faire les escaliers en pierre reliant les restanques... Des idées?
Merci à tous pour votre présence et votre travail malgré des conditions climatiques difficiles (un peu de vent et de pluie ).
Voici les photos :
A très bientôt,
Joël




24 janvier 2009
CR chantier 2
CR Chantier 2 restanques
Bon, certaines choses ne s'improvisent pas, rénover des murs en pierres sèches doit certainement en faire partie...
Pour ce 2ème chantier, changement complet d'approche. Jean-Christophe, très expérimenté dans ce domaine, était présent pour nous montrer comment faire. Et en effet, après explications, cela ne pouvait s'improviser...
Jean-Christophe nous a donc exposé et illustré en direct les quelques principes que je vous livre :
Pour commencer, dans un mur en pierres sèches, aucun mortier, naturel ou pas, aucune matière autre que de la pierre ne doit être mis dans le mur. Le mur doit rester...sec. En effet, c'est précisément la terre, en s'infiltrant dans le mur, qui fait glisser les pierres les unes contre les autres au fur et à mesure des décennies. Moins il y a de terre, plus un mur bien fait durera longtemps. Nous pourrions, bien sûr, mettre un bon coup de ciment dans tout ça, mais alors, ce ne serait plus de la pierre sèche et, franchement, c'est moche...
Pour la rénovation, il faut d'abord finir de faire tomber les murs avec beaucoup de considération mais un peu de testostérone...En même temps, les petites pierres (le drain) sont séparées des grosses pierres de façades. Derrière, le mur de terre est creusé verticalement de manière à laisser un espace (pour le drain) entre les futures grosses pierres et la terre.
Puis, chaque pierre, en commençant de préférence par les plus grosses, sont placées les unes contre les autres, par ligne et en respectant 2 pentes : verticale (les pierres du bas sont plus sorties que celles du dessus) et en profondeur (chaque pierre est légèrement inclinée vers l'arrière et vers le bas). Les pierres de la première ligne peuvent être un peu enfoncées dans le sol et chaque nouvelle ligne est décalé par rapport à celle du dessous.
Chaque grosse pierre posée est bloquée avec des plus petites par derrière. Ce détail semble être particulièrement important car, si les grosses pierres sont bloquées par le devant, la moindre poussée subie par le mur les écartera et les petites pierres de blocage tomberont. Au contraire, en bloquant par derrière, la poussée verrouillera d'avantage le mur en bloquant les petites pierres contre les grosses. De plus, Jean Christophe nous signale qu'il est très important de verrouiller 2 pierres adjacentes d'une même ligne avec une petite pierre venant s'insérer entre (toujours par derrière par rapport aux grosses pierres). Ainsi, tous les espaces vides entre les pierres sont comblés au mieux (plus il y de pierres, moins il y a de terre qui s'infiltre dans le mur, plus le mur est stable).
Pour finir, derrière chaque ligne terminée, l'espace restant entre les pierres de façade et la terre est comblé avec le drain. Plus le drain est important, plus longtemps mettra la terre à s'infiltrer jusqu'aux grosses pierres.
Voilà (c'est ça JC, j'ai bon?), pour ce chantier, nous étions plus de 10 à participer sans compter les enfants . Helios nous a gratifié d'une présence magnifique (nous avons travaillé en manches courtes toute la journée !) et les moments d'échange lors du pique-nique et du goûter furent vraiment très chaleureux.
Bravo à tous,
23 janvier 2009
CR chantier 1
Compte-rendu du chantier participatif
1
Rénovation des restanques 1 (samedi 13
décembre 2008)
(Attention, la technique utilisée n’était pas du tout appropriée…cf. chantier 2 !)
Un grand merci à toutes les personnes présentes cet après-midi. Ce fut un beau moment de travail partagé à la symbolique très
importante : premier chantier collectif, premiers adhérents qui s’investissent
sur le terrain, premières pierres (re)posées… La convivialité a vraiment été au rendez-vous malgré
le froid et le soleil qui a disparu en début d’après-midi. Ce fut une belle et
heureuse surprise de voir la promptitude des participants à se mettre au
travail, l’appropriation du projet et du lieu par d’autres personnes ainsi que
tout le cœur qui a été mis à l’ouvrage.
Résultat? Ce sont un peu plus de 4 mètres de murs qui ont été remis sur
pieds en moins de 3 heures de travail !
En résumé, nous avons commencé par faire tomber les murs abîmés et dégagé la terre qui se trouvait derrière pour pouvoir replacer les
pierres plus facilement. Ensuite, pour chaque niveau de pierres, nous avons
rajouté de la bonne gadoue épaisse faite avec la terre du terrain. L’espace entre le mur et la terre a été comblé au fur et à mesure avec la
même gadoue en rajoutant toutes les petites pierres dégagées précédemment.
Enfin, les interstices ont été comblés par l'insertion de petites pierres. Le test final à été
de pouvoir se tenir debout sur le mur sans que les pierres ne gigotent (trop…).
A noter que tout est encore intact même après les intempéries intenses... Ce procédé semble donc approprié, du
moins pour rénover de petits pans de murs entre des pans intacts (une autre
démarche sera sans doute nécessaire pour les autres murs en plus mauvais état).
Vers 17h, le réconfort du goûter fut largement apprécié : discussions
autour des projets respectifs, échanges de documents, infusion toute chaude et
gâteaux délicieux !
Personnes présentes : 9
- Emmanuelle Gazeau
- Raymond Blanès
- Magali, Vincent et Lou Pouzet
- Cathy Tissot
- Corine Delalande
- Jacques Fontana
- Joël Bœuf
A améliorer : Les
outils (Il faut au moins 1 pelle et 1 pioche par groupe de 2-3 personnes et une
seconde brouette), donner les moyens aux participants de contrôler leur travail
(fil à plomb, baguettes etc.)pour que les parties restaurées soient bien
alignées avec le reste des murs, livre d’or pour recueillir les impressions et
conseils des participants, organisation des chantiers par l’intermédiaire du
site doodle, boissons chaudes à disposition en libre service sur le terrain.
Le prochain Chantier aura lieu ce Dimanche 21 (annulation si le temps n’est pas favorable) toujours pour la rénovation des restanques.



















































